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25.01.2008
Jérôme Durden & Tyler Kerviel

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23.01.2008
Hommage à Sainte Geneviève 2008 : la vidéo
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22.01.2008
RBN Paris reçoit ce soir Stéphane de Theatrum Belli

Mardi 22 janvier 2008
Il y a eu, il y a, il y aura toujours un champ de bataille
Invité : Stéphane
Webmestre du site TheatrumBelli.hautetfort.com
- sur le forum : http://www.vivamafarka.com/forum/index.php?topic=18322.0
- par messenger : derrieretaporte[a]hotmail.fr
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09.01.2008
Tractage fin décembre 2007
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04.01.2008
Dimanche : hommage à Sainte Geneviève
03.01.2008
Sainte Geneviève dans la Mémoire Parisienne

Sainte Geneviève, durant son vivant, fut à la fois considérée comme celle qui par sa détermination redonna espoir aux Parisiens face aux Huns, comme l’autorité principale de Paris tout au long de la seconde moitié du Vème siècle et comme une sainte thaumaturge.
Cette triple facette découle de l’étude de la principale source, Vie de sainte Geneviève, récit hagiographique écrit vers 520, soit une dizaine d’années après sa mort. Cet ouvrage fut sans doute rédigé par un clerc à la demande de Clothilde, reine des Francs depuis son mariage avec Clovis en 492 .
Notre étude de la mémoire de sainte Geneviève dans la Tradition parisienne se composera de 3 aspects, le culte, les monuments et le rayonnement.
- Le culte
Sainte Geneviève fut honorée d’un culte public presque aussitôt après sa mort, ce qui s’explique par la gloire dont elle jouissait de son vivant, et par la puissance surnaturelle que ses contemporains lui avaient reconnue. Vue comme la thaumaturge par excellence, celle qui rendait la vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds, le mouvement aux paralytiques. Pour cette qualité, un culte était rendu à la sainte le 3 janvier en Gaule dès la seconde moitié du VI e siècle. Plusieurs exemples de guérisons:
Le « miracle des Ardents » . Cette maladie, ignis sacer, qu'on a confondu avec la peste, le typhus ou la syphilis a été identifiée comme étant l'ergotisme. A Paris en 1130, la maladie fit 1400 morts. On descendit la châsse de sainte Geneviève à Notre-Dame où attendaient 103 malades. 100 furent guéris, 3 ne le furent pas, considérés comme incrédules. Cette guérison fut célébrée tous les 26 novembre par le diocèse de Paris.
Les maladies occulaires. On raconte qu'au 18ème siècle la marquise du Chatelet, égerie des philosophes des Lumières, venait en secret au puit de Nanterre, laver ses yeux pour apaiser une ophtalmie qui la faisait cruellement souffrir.
Le peuple lui rendait également un culte concernant le pouvoir qu'elle avait d'agir sur les phénomènes métérologiques. Notamment une crue de la Seine en 822 qui fut arrêtée par l'invocation de la sainte. Ce pouvoir fut très vivace durant tout l'Ancien Régime avec la réputation de pouvoir provoquer ou contenir les précipitations.
En 886, les Normands firent le siège de Paris avec de forts combats autour de Saint-Michel et l'ile de la Cité. On porta la châsse au niveau du Petit Pont et l'ennemi recula aussitôt. A la suite de cet épisode, on eut souvent recours à des processions de la châsse lorsque le malheur été imminent. 77 sorties comptabilisées.
Que la Seine montre des signes de crue, qu'apparût le spectre de la guerre ou de la famine, c'est Geneviève qu'on priait. Son culte à Paris devint rapidement si fervent qu'il éclipsa celui de tous les autres saints parisiens ; saint Denis, saint Marcel, saint Germain. Les processions de sa châsse mettaient en mouvement la population entière. Actuellement, neuvaine de prières en l'église Saint-Etienne-du-Mont.
- Les monuments
Clovis édifia une basilique sur la tombeau de la sainte, comme il était de coutume à l’époque. En 1806, celle-ci fut démolie. Actuellement à son emplacement on retrouve la rue Clovis, axe séparant l’église Saint-Etienne-du-Mont du lycée Henri IV.
Louis XV décida la construction d’une nouvelle basilique, au sommet de la montagne Sainte-Geneviève, pour remplacer l’ancienne jugée trop vétuste en 1754. Lorsque survint la Révolution, la basilique était presque achevée ; ce fut pour être immédiatement désaffectée. L’idée de transformer la nouvelle église en « Panthéon des Grands Hommes », nécropole pour héros de la République, naquit en 1791. Au cours du XIXe siècle, le sort de cet édifice suivit la succession des pouvoirs politiques : il fut tantôt rendu au culte de sainte Geneviève, tantôt dédié à nouveau à sa destination républicaine avec l’inscription « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ». A l’occasion de l’inhumation de Victor Hugo, un décret présidentiel du 26 mai 1885 stoppa définitivement la fonction religieuse du monument.
Dans un poème écrit en 1918, Paul Claudel raconta cet événement de manière mélancolique :
« Geneviève n’a plus de visage avec nous mais ses reliques vénérables sont à Saint-Etienne-du-Mont. Depuis que le grand poète Victor Hugo la chassa, pour y être à l’aise, de cette triste chose académique et soufflée qu’on appelle Panthéon ».
Nous pouvons souligner la taille impressionnante du monument, édifié à l’origine, rappelons le, en l’honneur de la patronne de Paris. Aujourd’hui, il n’existe plus d’église dédiée directement à Geneviève. Cependant, nous pouvons retrouver quelques fresques au Panthéon et les reliques de la sainte à Saint-Etienne-du-Mont.
- Le rayonnement
Cette vitalité du culte religieux de la sainte en a fait un personnage central de la Capitale. Les différents rois, à partir des Capétiens, se tournèrent souvent vers la sainte, soit de manière personnelle (on raconte que Charles VI ne buvait que de l’eau du puits de Nanterre), soit pour protéger la Capitale. De même, au début de la première guerre mondiale, avec le spectre d’une entrée des Allemands dans Paris, l’église Saint-Etienne-du-Mont fut le théatre de véritables manifestations de foi nationale. Ainsi Geneviève était vue comme le véritable rempart face aux invasions.
En 1962, par un rescrit de Jean XXIII, Geneviève est devenue patronne de la gendarmerie.
Ainsi la sainte doit être placée en figure de proue de notre combat, place qu’elle occupe dans l’imaginaire populaire parisien depuis XV siècles.
Intervention issue du Cercle Sainte Geneviève de Novembre 2007
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