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31.07.2008

Vivre et pisser au Pays

 
 

Aux élections législatives de 1928, Duconnaud, un fleuriste du boulevard Saint-Michel, se présenta aux suffrages des Parisiens pour protester contre la déstruction des pissotières du quartier. Sa profession de foi affirmait d’ailleurs : « Le Quartier latin doit pisser au Quartier latin ! ». Il pensait également que « la loi de la pesanteur était préjudiciable aux buveurs », et qu’il fallait donc l’abroger.

 

Marc Lemonier, Chroniques du Paris insolite 

Libertés fondamentales : un fil toujours plus ténu

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Décidemment, le gouvernement Sarkozy n’a pas fini d’épier nos moindres gestes. Ces dernières années, l’insécurité avait servi de prétexte à l’augmentation vertigineuse du budget de la police et des officines de surveillance du peuple français (DST, RG, etc.). Il s’agit bien d’un prétexte, puisque le gouvernement n’a aucunement résolu les problèmes d’insécurité. Par contre, tout ce qui touche au fichage et à la surveillance a été largement renforcé : des caméras de surveillance partout, davantage d’écoutes téléphoniques, de traçage – aussi bien des internautes que des passes Navigo – et toujours moins de libertés fondamentales pour le citoyen moyen.
Les petits caïds des cités peuvent continuer à prospérer ; tant qu’ils ne gênent aucun lobby, ils ne sont pas menacés. Au contraire, un français moyen peut toujours être surveillé, fiché, contrôlé, et plus encore si sa conduite ne satisfait pas certains lobbies. L’adoption de la loi DADVSI, facilitant la surveillance et la répression contre des téléchargements devenus illégaux, le montre bien. Un major se plaint d’une baisse de vente ? Les marges bénéficiaires sont tombées de dix milliards d’euros à neuf milliards cinquante ? Hop, on fait passer une loi pour ficher les téléchargeurs et les condamner à de lourdes peines. On aimerait voir une telle politique de «tolérance zéro» à l’encontre des vrais criminels…

Dans la droite ligne de DADVSI et consorts, un nouveau fichier policier répondant au doux nom d’EDVIGE sera bientôt mis en service. Voté par le parlement le 1er juillet (incroyable, ce que l’Assemblée peut faire passer discrètement en période de vacances !), il recensera toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif».
Une telle définition est si floue, si large et si ambigüe que n’importe qui peut être considéré comme y correspondant. Peut-on définir un «rôle significatif» avec précision ? Non, et c’est justement cela qui créée le danger. Sous un air anodin, EDVIGE entérine l’arbitraire le plus absolu. A moins de vivre en ermite, toute personne peut correspondre à la définition donnée. Toute personne, si elle a le malheur de passer sous les yeux d’un policier ou d’un législateur, pourra être fichée selon son bon vouloir. La définition est suffisamment floue pour permettre n’importe quelle dérive. Dorénavant, le système n’aura même plus à se cacher pour fliquer. Tout le monde pourra être fiché et surveillé, tout le temps, dans la plus parfaite légalité.
Par ailleurs, et c’est une première, les personnes n’ayant commis aucun délit pourront elles aussi être fichées. Même si elles sont totalement innocentes, le simple fait d’être mal vu par l’œil de Big Brother conduira directement au fichage. C’est déjà le cas actuellement, mais ce n’est pas tout à fait légal. Avec EDVIGE, ce sera totalement entériné dans les tables de la loi.
Les dossiers contiendront l’état civil et la photographie, mais également d’autres informations, telles que les fréquentations, comportements, déplacements, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives… des personnes fichées. Officiellement, la police pourra accéder à EDVIGE dans le cadre d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois. Aucun pardon pour les erreurs de jeunesse (sauf pour les «sauvageons», bien entendu ?), ni pour ceux qui s’aventurent au-delà de la pensée unique. Officieusement, nul doute que ce fichier servira aussi dans le cadre d’enquêtes criminelles, voire tout simplement à la surveillance permanente de Monsieur Tout-le-monde.
Les mineurs ne sont pas épargnés puisque, dès l’âge de 13 ans, ils pourront être également fichés. Même si, rappelons-le, ils n’ont commis aucune infraction ni aucun délit. Et puisque ce fichage sera soumis à l’arbitraire le plus total des pouvoirs publics, il donnera lieu à toutes sortes de dérives. Ainsi, il serait tout à fait possible qu’un homme de quarante ans soit privé d’un emploi administratif ou suspecté à tort dans une enquête criminelle, parce qu’il aurait fréquenté certaines formations politiques dans sa jeunesse... Ou encore qu’un «jeune» ayant volé des milliers de sacs à main soit fiché, mais jamais condamné ni même gêné par la suite.

Ne nous faisons pas d'illusions : nous sommes déjà surveillés, fichés, tracés jusqu'à la lie. Mais avec EDVIGE, Big Brother sera totalement légalisé et verra ses pouvoirs encore étendus.

Afin d’éviter la mise en application d’un tel décret, nous appelons à signer la pétition «Non à EDVIGE».
Pour préserver le peu de libertés qui nous reste, pour faire valoir le respect de la vie privée et des droits de l’enfant, signez la pétition : Non à EDVIGE !

Geoffroy Soubis

David Vincent les a vu

 

30.07.2008

Itinéraire d'un militant - #4

 

 

Peux-tu te présenter (âge, années de militantisme, situation, hobbies) ?

Je m'appelle Geoffroy, j'ai 20 ans et je milite depuis environ un an. Etudiant en philosophie, je suis en troisième année de licence. J''ai un vif intérêt pour les thèses de certains penseurs des siècles passés, tels que Hume ou Nietzsche, mais aussi pour des analyses plus contemporaines (Faye, Debord...). La philosophie est à mon sens un moyen de saisir les choses, et en particulier les plus humaines, comme l'éthique ou la politique. J'aime écouter de la musique, lire des romans ou simplement apprécier l'existence.

Peux-tu expliquer pourquoi tu es venu aux J.I. ?

Quand, adolescent, je me suis intéressé à la politique, je suis devenu de plus en plus sceptique quant à l'efficacité de notre gouvernement. Tout dépend du domaine concerné : pour mettre des caméras partout et s'en fourrer plein les poches, pas de problèmes, il est efficace, mais pour offrir des conditions de vie décentes à son peuple il l'est beaucoup moins. J'ai passé mon enfance dans un quartier tranquille et sympathique. Au fil des années, l'insécurité a augmenté, les murs se sont couverts de graffitis, de plus en plus de gens prenaient peur le soir... A l'école, ceux qui osaient s'en plaindre étaient immédiatement taxés de racisme par leurs "camarades", avant de se faire "bolosser" par des "sauvageons" de plus en plus nombreux. J'ai compris que quelque chose n'allait pas et je ne supportais pas l'idée de rester là, sans rien faire, tandis que mon univers coulait et que nous étions culpabilisés dès que nous élevions la voix. En grandissant, je me suis penché sur les programmes de différentes formations politiques. Celui des J.I. m'a beaucoup plu. Simple, réaliste et exaltant à la fois, c'était aussi un des rares programmes à penser l'Europe, ce qui semble indispensable à l'heure de la mondialisation. J'ai également eu l'occasion de voir des pochoirs, des autocollants des J.I. un peu partout dans les rues. Il m'a semblé que cette formation-là était une des rares, sinon la seule, à agir souvent et indépendamment des élections ! Les J.I. donnaient l'image d'un mouvement d'action, de pensée et d'avenir. J'y suis entré et je n'ai pas été déçu.

Qu’est ce pour toi que l’identité ?

L'identité est l'essence de l'homme concret. Pas de M. X, d'un simple numéro, mais de Jean Dupont ou de Jacques Durand, c'est-à-dire d'hommes concrets ayant une culture et un vécu. L'identité est ce qui fait qu'on est qui on est et qu'on le reste. Elle nous donne du relief, une substance. Composant indispensable d'une personne, son identité lui permet d'être elle-même et nulle autre. Elle préserve son individualité, et en même temps la diversité de la société. Aux échelons supérieurs, l'identité constitue la culture, l'ambiance, le vécu d'un groupe. L'identité d'un groupe lui donne corps, elle est sa spécificité et la fierté de chacun de ses membres. Elle est aussi ce qui empêche le groupe d'être interchangeable avec n'importe quel autre (à l'image, d'ailleurs, des individus). De nos jours, l'identité de chacun est menacée : écrasée par la culture mondialo-américaine, niée par le métissage de masse qui dissout les ethnies... Diabolisée, reprise par Sarkozy le temps d'une campagne puis oubliée, l'identité est la racine de l'être humain. A l'homme moderne, couché comme un arbre sans racines, nous préférons l'homme enraciné qui vit selon son identité.

29.07.2008

Allez voir là-bas si j'y suis...

...et ils y allèrent!

28.07.2008

La France des Régions...

dans l'Europe des Nations....
 
 
Decentralisation et Europe des ''régions''
 
A ce stade de la réflexion, le problème qui se pose à nous n’est pas un problème de fond. Nous avons vu que la décentralisation est quelque chose de bon et que cela va dans le sens de la liberté et de l’identité.

A cet argument, certains souverainistes opposent l'argument selon lequel l'Europe des régions serait au service du mondialisme au détriment des Etats nations.



Le problème est celui de l’environnement de la Loi ! Si la décentralisation est naturellement favorable aux libertés, dans le contexte actuel, elle peut paraître dangereuse du fait des intentions des européistes militants de l’Europe des Régions. En effet, le risque est que les “ grands féodaux ”, se posent, par delà l’Etat national, en interlocuteurs de l’Europe supranationale à venir. C’est la tactique de la prise en tenaille par le haut et par le bas.

La décentralisation est donc un bien, mais dans le contexte actuel elle serait au service d’un mal : l’euromondialisme.
Cette explication sommaire, pour refuser la décentralisation, semble faire l’économie d’une réflexion de profondeur sur la conception que l’on a de la société. Deux choix s’offrent à nous :

 La conception organique qui harmonise les différents états, c’est à dire la conception des vieilles libertés françaises, positives et réalistes. C’est la Nation s’autogérant dans ses hiérarchies diverses et ses divisions naturelles.

 La conception égalitaire réduite à l’individu où “ un homme égale une voix ”, c’est à dire la conception où l’électeur est un individu abstrait, pris hors de ses devoirs, de sa situation et de son milieu.

NI ANARCHISTE NI JACOBIN : SUBSIDIARISTE Comment réunir aujourd’hui en états généraux des états particuliers inexistants, déformés et disloqués depuis deux siècles ? Il faut préparer les conditions de cette reconstruction d’une démocratie organique. D’abord en ayant une vision claire de l’ordre naturel à restaurer, ordre magnifiquement énoncé par le principe de subsidiarité. Pas de subsidiarité sans états, sans corps intermédiaires. Ce principe fonde la société sur la personne mais celle-ci appelle aussitôt le recours à des sociétés complémentaires car l’homme ne vit pas seul, “ il vit dans de toutes petites communautés ” (Simone Weil). L’unité d’un peuple n’a jamais été l’uniformité de ses membres.
Pratiquement, trois voies s’offrent à nous :

 L’anarchie libérale, accélérée par le libéralisme économique qui raye les frontières et les nations et fabrique une Europe artificielle de grandes régions économiques.

 Le nationalisme ou souverainisme, jacobin et centralisateur qui veut pérenniser un système pervers contre lequel nous nous battons depuis toujours.

 La voie subsidiaire qui redistribue des parcelles de souveraineté et d’autonomie à tous les niveaux de compétence, maintient une souveraineté nationale dans ses fonctions régaliennes et renforce l’Etat comme rempart protecteur vis à vis de l’extérieur.

Certes le mondialisme veut faire sauter le verrou de la nation. La question qui se pose est de savoir si l’on défendra mieux la nation en refusant de décentraliser qu’en l’acceptant.

Pour défendre la nation, on ne peut pas ne pas vouloir le développement de ses forces vives. Or les forces vives et réelles d’une nation sont essentiellement au plan économique, les entreprises et les métiers, et au plan régional, les communes et les régions.

Redonner des forces vives à la nation implique donc une réhabilitation du régionalisme, non pas en tant que ferment de division mais précisément parce qu’une nation a besoin d’assises stables. Les mouvements séparatistes ne sont souvent que les conséquences du centralisme jacobin et de la tyrannie des technocrates parisiens. Le respect de l’identité locale et provinciale, loin de détruire le sentiment national, le renforcera car c’est de l’enracinement sur le sol natal que naît l’amour de la Patrie. L’identité régionale est constitutive de l’identité nationale.

L’Etat doit donc respecter le principe de subsidiarité. C’est aux corps intermédiaires à rythmer la vie de la nation, l’Etat ne devant intervenir qu’en cas de dysfonctionnement des sphères inférieures. Il est responsable du Bien Commun national (justice, défense nationale, paix intérieure). Nous sommes actuellement dans une civilisation industrielle dominée par l’Etat moderne planificateur, jacobin, centralisateur et totalitaire, axé sur une économie de producteur dépourvue de finalité. Mais une société ne peut survivre que si elle est intérieurement innervée par ces noyaux diffuseurs de vie que sont les communautés naturelles. En effet, il est impossible de gouverner une société moderne, sans disposer d’interlocuteurs au sein de la société civile et du monde socioprofessionnel

En transférant le principe de souveraineté et d’unité sur le corps social lui-même, le processus centralisateur et unitaire invite à l’éradication des différences ou des corps médians.

Le modèle jacobin et centralisateur républicain d’une “ République une et indivisible ” ne peut ordonner ces diversités. Ce principe fait partie du dogme révolutionnaire. Celui qui le revendique est pris au piège des idées que la Révolution a elle-même mises en place. Il veut la consolidation d’une conception fausse de l’Etat-Nation car construite sur l’abolition des corps intermédiaires et la déification de la Nation. Le suffrage universel ne reconnaît que des individus sans tenir compte de leurs multiples identités.

Pour conclure sur ce point de “ la destruction volontaire de l’Etat-Nation par le haut et par le bas ”, nous pouvons ajouter la chose suivante :si la perte de souveraineté de la France au profit de l’Union Européenne suscite des peurs, elle ne peut, au nom d’inquiétudes mal fondées, en favoriser ou en justifier une autre qui serait le maintien de l’état jacobin destructeur des identités et des libertés. Une anomalie ne peut servir de fondement au maintien d’une autre.
 
Source: http://www.europaegentes.com

27.07.2008

Soirée Solidarité Kosovo

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25.07.2008

Itinéraire d'un militant - #3

 
Nous entamons une série de présentations des différents itinéraires qui amènent à militer au sein de la mouvance identitaire. Ces itinéraires de vie permettront à tous les lecteurs de mieux connaître les raisons très diverses qui mènent au combat identitaire. Puissent ces présentations effacer tous fantasmes et tous préjugés sur les militants et aider à mieux comprendre leurs motivations.
 
Peux-tu te présenter (âge, années de militantisme, situation, hobbies) ?

Je m'appelle Pierre, j'ai 21 ans dont 3 de militantisme. Je suis issu d'une famille nombreuse (3 frères), mes parents étant libéraux. Je suis en 2eme année d'école d'ingénieur. je suis assez sportif, j'aime le grand air et le contact avec la nature, ainsi que la vie en milieu rural. J'ai une passion pour la politique et je suis assidûment l'actualité.

Peux-tu expliquer pourquoi tu es venu aux J.I ?

Comme beaucoup, mon eveil politique fut initié par les brimades que nous faisaient subir, à nous petits blancs de banlieue, les "racailles". Poussant la reflexion plus loin, j'ai compris que notre passivité, voire notre lacheté, était avant tout le résultat logique des politiques dites "antiracistes" visant surtout à desolidariser les français de souche, leur enlever tout esprit communautaire et fierté de ce qu'ils sont; à les faire culpabiliser sur leur comportements passés et présents; à les déviriliser et les amollir par le consumérisme. Tout cela dans le but de faciliter la greffe de minorités extra-européennes dans notre peuple, ce qui mènera tôt ou tard à son extinction. C'est pour inverser ce processus, qui résulte clairement d'une volonté politique et ne constitue en rien une évolution naturelle, que je me suis engagé. Si j'ai choisi plus spécifiquement les JI, c'est car je considère que dans le cas de la France, la Nation n'est effectivement pas la seule entité pertinente de regroupement humain, d'où ma défiance à l'égard du nationalisme classique. De plus, j'apprécie leurs modes d'action, concrets et visibles.

Qu’est ce pour toi que l’identité ?

J'ai une conception assez romantique de l'identité. Très prosaïquement, je dirais que, pour moi, l'identité se compose de l'ensemble des réalités ancestrales spécifiques à un territoire ou une communauté, elle forme un tout cohérent qui n'a plus réellement de saveur hors contexte. Mais la question essentielle est de savoir pourquoi il est si important de la préserver: A cela je répond que c'est en elle que réside tout le charme d'une contrée, elle est source d'émotions et d'émerveillement pour peu qu'elle revête une certaine authenticité. Elle est la seule garante de la diversité du genre humain. Je ne crois pas qu'il soit raisonable de sacrifier un tel trésor au profit d'une vie opulente mais insipide pour tous, ou d'une hypothétique paix mondiale que nous apporterait la globalisation libérale et le métissage généralisé.

24.07.2008

Paris by night...

 
 
 
 

Mardi Soir 22h : Regard sur l'Asie

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