16.05.2008
Didier Super, au Point Virgule

DIDIER SUPER DU MERCREDI AU SAMEDI 22H15, au Point Virgule
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12.05.2008
Arme d'information massive
14:52 Publié dans PARIS VIVANT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : novopress, agence, presse, alternative, information
11.05.2008
Viens fouiller le ventre de Paris
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"VIENS FOUILLER
LE VENTRE DE PARIS"
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En expert émérite du sous sol parisien, le cataphile nous a accompagné pour une visite de 2h30 dans le ventre de Paris, nous gratifiant de son savoir et de sa passion pour ce Paris oublié et mystérieux.
Ils nous a conduit dans un grand parcours à divers endroits qui firent l’histoire de Paris, notamment sous la fac O, sous les voies du métro parisien, dans le bunker de la FFI et dans un blockhaus allemand.
Nous avons entendu des légendes, nous avons chanté, et la soirée s’est soldée par les multiples complaintes criées par nos corps endoloris par trop de crapahutes et de déambulations, pieds mouillés, têtes frappées contre des plafonds farceurs.



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10.05.2008
Pagano-christianisme parisien

Sainte-Geneviève aiguille vers le christianisme, sous la direction des évêques (saint Germain d’Auxerre, saint Loup de Troyes, saint Marcel de Paris) et sous la surveillance d’une « marraine » chrétienne, l’ascétisme et la spiritualité celtiques. Elle effectue, à Paris, ce qu’accomplit, à la même époque, saint Patrick en Irlande, et ce qu’opérera, sur une plus vaste échelle, une centaine d’année plus tard, en Europe occidentale, saint Colomban, avec ses moines celtiques. C’est cette œuvre qui donne à la sainte de notre capitale son importance historique et qui fait sa grandeur.
Sa figure est non moins significative que celle de saint Denis. Elle articule, elle aussi, la France chrétienne à la Gaule païenne et, par-delà, la Gaule, à la grandeur de l’âge néolithique. Comme Catulla, elle prouve la persistance, sur notre sol, des antiques femmes sacrées, jouant un rôle officiel ; elle atteste l’influence lointaine du matriarcat.
Elle doit être précieuse à tous ceux, incroyants et croyants, qui possèdent le sentiment de l’histoire et entrevoient l’unité profonde des groupements humains à travers les âges.
Les racines sacrées de Paris, Pierre Gordon
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07.05.2008
Crane de fer - Sainte Geneviève
12:20 Publié dans PARIS VIVANT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sainte geneviève, crane de fer, paname, paris, punk rock, genevieve de fontenay
01.05.2008
Les visites culturelles parisiennes de Buridan
Calendrier du mois de mai 2008
L’enclos du Temple :
Echapper à la fiscalité à Paris au XVIIIe siècle
Pour en savoir plus : Cliquez ici.
Visite de l’Exposition Marie-Antoinette
aux Galeries nationales du Grand Palais
Pour en savoir plus : Cliquez ici.
Les Rohan à Paris au XVIIIe siècle
Pour en savoir plus : Cliquez ici.
« Sur les traces du Roi Soleil»
Pour en savoir plus : Cliquez ici.
Le Faubourg Saint-Germain:
Un éternel sentiment de décadence ?
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27.04.2008
Les Badouillards, ancètres des casuals parisiens

Pour tenter de lutter contre l’Arsouille, dont les millions, le luxe et la folie avaient atteint une gloire qui confinait au mythe, quelques jeunes gens jaloux imaginèrent de créer des associations de plaisir. Une cotisation versée par chaque membre constituerait une cagnotte, dont le produit serait fastueusement dépensé pendant les trois jours gras du carnaval, afin de concurrencer l’excentrique milord. C’est ainsi que fut fondée la Société des Badouillards, dans laquelle on n’était admis qu’après avoir triomphé des épreuves suivantes :
a) Prouver sa force et son agilité, car il n’y avait pas de bonne fête sans coups de poing ni horions ;
b) Fréquenter, de façon suivie, les salles d’escrime, de boxe et de chausson, de canne et de savate ;
c) Prouver son courage dans une ou plusieurs rencontres ;
d) Avoir été distingué, à la Chaumière et aux bals de l’Odéon, pour ses talents chorégraphiques et sa façon élégante d’engueuler le pékin ;
e) Haïr les bourgeois, leur sommeil et leur repos, et fournir un répertoire de chansons politiques, érotiques ou autres, propres à faire trembler toute une ville de province ;
f) Passer une nuit au bal.
Cette épreuve était la dernière et la plus importante. Elle commençait par un dîner digne de Gargantua, qui durait jusqu’à minuit, heure à laquelle on entrait au bal, où l’aspirant était tenu de suivre les anciens en tout. Le lendemain, au déjeuner, il devait « engueuler » tous ceux qui se présentaient devant lui, puis, costumé, il devait courir tous les cafés, jouer au billard, courtiser les filles et être prêt à recommencer le soir même. L’épreuve durait deux jours et deux nuits, au bout desquels, si l’aspirant n’avait pas roulé sous la table, s’il ne s’était pas effondré sur une banquette de café, s’il n’avait reculé devant aucune des propositions des anciens, on le proclamait digne d’entrer, et il était promu Badouillard.
Cette association n’était pas la seule de son espèce, on en comptait une vingtaine à Paris, toutes crées dans le même but, imposant des épreuves analogues et affublées des titres les plus divers : Les Pur-Sang, les Boussingots, les Infatigables, etc…
Guide du Paris mystérieux, les guides noirs
22:27 Publié dans PARIS VIVANT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.04.2008
Un parisien préférant la mort à la souillure
L’ouvrier cordonnier Jean-Jacques Liabeuf (1886-1910) restera un des criminels les plus étonnants du début de ce siècle. Un sentiment particulier de l’honneur, un sens quasi sacré de la justice le conduisirent à l’échafaud.
Condamné, en août 1909, à trois mois de prison, cent francs d’amende et cinq ans d’interdiction de séjour pour proxénétisme, alors qu’il était, semble-t-il, innocent de ce délit, il jura de se venger des agents de la brigade des mœurs qui l’avaient faussement accusé. Le 9 janvier 1910, bravant l’interdiction de séjour, il se pavana rue Aubry-le-Boucher, où tout le monde le connaissait, attirant volontairement l’attention des policiers de service. Ceux-ci voulurent l’appréhender. Mal leur en prit : ils se meurtrirent doulourseuement les mains sur les brassards hérissés de pointes d’acier que Liabeuf avait fixés sur ses avant-bras et ses biceps, et qu’une pèlerine dissimulait. Au cours de la rixe qui suivit, Liabeuf, à coups de couteau et de revolver, tua un agent et en blessa six autres.
Aux assisses, il déclara : « J’ai été condamné comme souteneur, mais je ne suis pas un souteneur. J’ai été, à la suite de cette condamnation, interdit de séjour. Eh bien ! à cette peine infamante, je préfère la guillotine ! » Condamné à mort, il accueillit le verdict par ces mots : « Si vous m’avez condamné, c’est comme assassin, et non comme souteneur. Devant la Veuve et jusqu’à la dernière goutte de mon sang, je protesterai de mon innocente. »
Son exécution, le 30 juin 1910, donna lieu à de puissantes manifestations ouvrières. Cependant qu’il montait à l’échafaud, service d’ordre et manifestants se battirent rue Broca, rue du Faubourg Saint-Jacques, et jusqu’à la place Denfert-Rochereau, aux cris, mille fois répétés par les manifestants, de « Vive Liabeuf ! » Ce dernier, indifférent à tout ce vacarme, poursuivant son idée fixe, mourut en criant : « Je ne suis pas un souteneur ! »
Guide du Paris Mystérieux, les guides noirs

23:52 Publié dans PARIS VIVANT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : liabeuf, guillotine, anarchiste, proxénétisme
Un poète parisien antimoderne

Aux modernes
Plus vieux, plus décrépits que la terre inféconde,
Châtrés dès le berceau par le siècle assassin
De toute passion vigoureuse et profonde.
Votre cervelle est vide autant que votre sein,
Et vous avez souillé ce misérable monde
D'un sang si corrompu, d'un souffle si malsain,
Que la mort germe seule en cette boue immonde.
Hommes, tueurs de Dieux, les temps ne sont pas loin
Où, sur un grand tas d'or vautrés dans quelque coin,
Ayant rongé le sol nourricier jusqu'aux roches,
Ne sachant faire rien ni des jours ni des nuits,
Noyés dans le néant des suprêmes ennuis,
Vous mourrez bêtement en emplissant vos poches.
Charles-René-Marie Leconte de Lisle naquit à l'île Bourbon (Réunion) le 22 octobre 1818.
Il vient, à dix-huit ans, poursuivre ses études en France, à Rennes. Il étudie le droit, mais abandonne très vite pour sa passion: la poésie; dès lors, sa famille lui coupe les vivres.
De 1845 à 1848, il fréquente à Paris les phalanstériens, collabore à La Phalange et à La Démocratie pacifique, espère tout de la révolution de 1848, dont l’échec l’accable; il ne pardonnera ni à la bourgeoisie sa victoire, ni au peuple d’accepter sa défaite.
Leconte de Lisle est l'un des chefs de file de l'école du Parnasse, qui prônait notamment la supériorité du beau sur l'utile. À ce titre, il a dès 1860 des disciples comme Villiers de l'Isle-Adam, Mallarmé, Sully Prudhomme ou Hérédia.
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16.04.2008
Cartouche, le "Spaggiari" parisien

« Au premier voleur du royaume qui a tenté de faire tort à Cartouche, son confrère. »
Trahi par un de ses siens, Cartouche est arrêté le 14 octobre 1721 et condamné à mort le 26 novembre. Il est soumis à la question, c’est-à-dire torturé, le 27, puis mené au supplice en place de Grève (de l’Hôtel de Ville) vers cinq heures de l’après-midi. Furieux que sa bande n’ait rien fait pour le libérer, il déclare au pied de l’échafaud qu’il a des révélations à faire. Conduit à l’Hôtel de Ville, il livre les noms de ses complices au cours d’un interrogatoire qui dure dix-huit heures, avouant deux cents vols, sept assassinats, dénonçant une centaine de personnes. Le 28 novembre 1721, à deux heures de l’après-midi, il est étranglé discrètement par le bourreau, en application d’un accord passé avec ses juges, et ses os sont ensuite brisés à coups de barre de fer sur la roue.
Au moment de son exécution, deux pièces relatant sa vie se jouent à la Comédie-Française et au Théâtre-Italien. C’est la première fois en France qu’un brigand est adulé par le peuple à l’instar de Robin des Bois en Angleterre. Quelques années plus tard, le contrebandier Mandrin bénéficiera aussi du soutien de l’opinion publique. C’est un signe de la désaffection des Français à l’égard de leur classe dirigeante, d’une aristocratie arrogante, corrompue et incompétente.
Alfred Fierro
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